{ Café littéraire #1 } Le règne du vivant, d’Alice Ferney : quand l’écologie rencontre la littérature

“Pouvons-nous vraiment être cette génération qui cherche dans l’univers la moindre trace de vie et en laisse disparaître la forme géante sur la Terre ? Serons-nous dans les livres à venir ceux qui n’ont pas empêché les massacres ?”

Mis à part des livres de recettes, il me semble ne jamais vous avoir parlé lecture par ici. Pourtant, comme vous le savez surement si vous me suivez sur Twitter, c’est une autre de mes grandes passions avec la cuisine.
Si j’ai choisi de vous parler bouquins aujourd’hui, ce n’est pas en sortant totalement du thème du blog mais en vous parlant de littérature écolo.

Je viens de terminer Le règne du vivant d’Alice Ferney, paru chez Actes Sud. Et étant donné le thème, j’avais très envie de vous le faire découvrir.
Le roman (puisqu’il s’agit bien d’une oeuvre de fiction) raconté l’épopée d’une association contre la pêche illégale et de son leader, Magnus Wallace. Le narrateur est journaliste, et choisit de monter à bord de l’embarcation militante, l’Arrowhead, à l’occasion d’une opération visant à saboter le “travail” des baleiniers. Avec sa caméra, il filme tout pour montrer au monde entier le génocide qui se joue en mer.

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Si je connaissais Alice Ferney pour ses romans tels que Grâce et dénuement ou La conversation amoureuse, j’ai été très surprise de la retrouver dans un roman véritablement engagé et dénonciateur. À travers le personnage de Wallace, on soupçonne une conviction personnelle de la part de l’auteure.
Ce qui est intéressant, c’est de découvrir des discours écologistes dans des oeuvres de fiction. J’ai lu quelques essais promouvant une alimentation végétarienne ou végétalienne (Faut-il manger des animaux ? de Safran Foer, No meat d’Aymeric Caron ou encore Why we love dogs, eat pigs and wear cows de Melanie Joy), mais leurs intentions sont très claires dès le départ : prouver factuellement que nous sommes en train de détruire la planète qui nous accueille, et que l’alimentation des Hommes n’est plus ni viable, ni éthique.
Ici, Alice Ferney utilise la fiction comme moyen. Certaines phrases sont choc (comme celle que j’ai voulu mettre en introduction de cet article) et même très factuelles (“Il faudrait sept terres pour que neuf milliards d’humains vivent comme aujourd’hui le font les habitants des pays développés.”) Mais la plume de l’auteure, comme on en a l’habitude, est douce et c’est tout en délicatesse qu’elle insinue son message dans l’esprit du lecteur.
Le narrateur est d’ailleurs anonyme. Je ne sais pas quelle est la volonté derrière ce choix, mais j’y ai trouvé une facilité d’identification énorme.

Ce livre va rejoindre mes ouvrages sur la cause animale dans ma bibliothèque. D’ailleurs, si cela vous intéresse, je pourrai vous faire un article à leur sujet. 😉

En attendant, je ne peux que vous conseiller cette lecture militante pour bien entamer 2015. A offrir ou à s’offrir pour un bon bain de vérité.

Je vous souhaite, par la même occasion, une merveilleuse année 2015. Qu’elle soit riche en projets et en réussite !

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